logo-paradis Le pont transbordeur de Rochefort en cours de réparation, avec une vue de l'estuaire et un ponton en premier plan.
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Camping Île d’Oléron » Pont Transbordeur à Rochefort

Pont Transbordeur à Rochefort

 

Visiteurs traversant le pont transbordeur de Rochefort, avec des oiseaux volant autour et des paysages verdoyants en arrière-plan.

 

Envie d’insolite ? À moins d’une heure de votre camping sur l’île d’Oléron, découvrez le pont transbordeur de Rochefort, dernier pont transbordeur en service en France. Au cœur de l’agglomération Rochefort Océan, la traversée de la Charente se fait dans une nacelle suspendue, dévoilant une vue unique sur le fleuve et le port.

Imaginé par Ferdinand Arnodin, pionnier de la construction de ponts, ce géant d’acier du siècle dernier est un véritable monument historique. Comparable aux grands transbordeurs de Nantes, Rouen ou du Puente Vizcaya en Espagne, le transbordeur du Martrou (son nom local) reste un lieu emblématique, immortalisé notamment par Jacques Demy.

Un « oiseau de fer » à deux pas de votre mobil-home : parfait pour une parenthèse entre patrimoine et émerveillement !

Une histoire de génie : le défi de Ferdinand Arnodin

Pour comprendre l’audace de la construction d’un pont transbordeur, il faut remonter à la fin du XIXᵉ siècle. À cette époque, Rochefort demeure un arsenal militaire stratégique : les navires doivent remonter la Charente pour atteindre les ateliers du quai, tandis que la ville, située sur la rive nord, doit rester en communication permanente avec les villages de la rive sud pour permettre aux ouvriers d’accéder au port.

Portrait en noir et blanc de l'ingénieur responsable de la conception du pont transbordeur de Rochefort, avec une moustache et des cheveux ondulés.

Le dilemme est total : comment relier les deux rives sans bloquer la navigation ?

  • Un pont bas ? Impossible : il empêcherait les bateaux de passer.
  • Un pont très haut ? Trop coûteux et nécessitant des rampes interminables.

C’est dans ce contexte que Ferdinand Arnodin, ingénieur de renom dans la construction de ponts, propose une solution révolutionnaire. Il perfectionne un système de pont transbordeur unique : construire un tablier très élevé, à plusieurs mètres au-dessus de l’eau, non pas pour la circulation, mais pour soutenir un chariot roulant. À ce chariot, Arnodin suspend une nacelle de pont transbordeur guidée par câbles, capable d’assurer la traversée sans entraver le trafic maritime.

Inauguré en juillet 1900, le pont transbordeur du Martrou, parfois simplement appelé pont transbordeur de Rochefort, devient une prouesse technique. Il combine l’ingénierie du pont suspendu et la stabilité d’un ouvrage haubané, un savant équilibre entre innovations, rigidité et élégance métallique. Classé monument historique, c’est l’un des rares ponts transbordeurs encore visibles dans le monde et l’un des symboles les plus marquants de Rochefort Océan.

Un survivant miraculé parmi les ponts transbordeurs du monde

L’histoire du pont transbordeur est marquée par une disparition massive de ces ouvrages d’ingénierie. En France, Rochefort fait figure de miraculé : c’est le dernier pont transbordeur encore debout dans tout l’Hexagone. Pourtant, Ferdinand Arnodin avait doté le pays de plusieurs réalisations emblématiques :

  • Le pont transbordeur de Nantes (1903), véritable icône urbaine, démonté en 1958.
  • Le pont transbordeur de Marseille (1905), qui dominait le Vieux-Port avant sa destruction en 1944.
  • Le pont transbordeur de Rouen (1899), démoli pour freiner l’avancée allemande.

On comptait même un projet de pont transbordeur à Bordeaux, jamais mené à terme, ainsi qu’un ouvrage voyageur : construit à Bizerte (Tunisie), il fut démonté puis remonté à Brest en 1909.

Le pont transbordeur de Rochefort aurait pu connaître le même destin. Fermé en 1967, remplacé d’abord par un pont levant puis par le viaduc qui dessert aujourd’hui Rochefort-Échillais, il sombre peu à peu dans l’oubli, rongé par la corrosion. Son salut arrive en 1976 : l’ouvrage est classé monument historique, ce qui évite sa disparition.

Après une restauration d’envergure, achevée en 2020, il renaît littéralement. Désormais, il fait partie de la famille très restreinte des derniers ponts transbordeurs du monde, encore existants :

  • Le Puente Vizcaya, près de Bilbao, inscrit sur la liste du patrimoine mondial.
  • Le pont de Newport, au Royaume-Uni.
  • Le transbordeur de Rendsburg, en Allemagne.
  • Le pont Nicolás Avellaneda, à Buenos Aires, en Argentine.

Un patrimoine mondial rare… et un miracle charentais bien vivant.

Une visite suspendue : le fonctionnement et l’expérience

Le fonctionnement du pont transbordeur

Le fonctionnement du pont transbordeur fascine par sa simplicité autant que par sa précision. Contrairement à un ferry qui lutte contre le courant, la nacelle avance en douceur : en hauteur, un chariot motorisé circule sur des rails installés sous le tablier. Il entraîne la nacelle grâce à un jeu de câbles croisés, un système proche d’un pont à haubans et contrepoids qui garantit l’équilibre sur les quais et une stabilité parfaite.

La sensation est unique : on a l’impression de flotter. Le mouvement est silencieux, fluide et apaisant, permettant une vue imprenable sur l’estuaire.

La traversée et la culture

La traversée ne dure que quelques minutes, mais elle est intense. Piétons et cyclistes embarquent pour un mini-voyage. Depuis la nacelle, vous apercevez le grand viaduc moderne qui semble bien banal à côté de cette dentelle d’acier.

Le lieu n’est pas seulement un passage : c’est aussi un espace culturel vivant. Des projets artistiques y sont régulièrement organisés, comme des collaborations avec le Tin Shed Theatre, une compagnie venue de Newport (Pays de Galles). Ces échanges célèbrent le patrimoine des ponts transbordeurs et créent un lien symbolique avec leur homologue du Royaume-Uni.

Sur les traces de Jacques Demy

Impossible de ne pas évoquer le cinéma ! C’est ici que Jacques Demy a tourné la scène d’ouverture mythique des Demoiselles de Rochefort. Visiter le pont transbordeur, c’est marcher dans les pas des forains du film, même si Demy a triché avec la géographie pour les besoins du scénario !

Informations pratiques pour votre excursion depuis Oléron

Pour nos campeurs de La Cailletière, voici l’essentiel pour préparer votre sortie vers le pont transbordeur de Rochefort :

Y aller

  • Depuis votre camping sur l’île d’Oléron (Dolus-d’Oléron), comptez 45 à 50 minutes de route, soit environ 50 km.
  • Itinéraire conseillé : direction Marennes, puis Rochefort et Rochefort-Échillais, où se trouve l’ouvrage.
  • Parking : des stationnements sont disponibles sur les deux rives. Nous recommandons le côté Échillais : vous serez juste à côté de la Maison du Transbordeur, un lieu d’interprétation idéal pour comprendre la construction du pont et son histoire.

Horaires et tarifs

  • Ouverture : du printemps à l’automne (fermeture en hiver).
  • Tarif : environ 3,20 € l’aller-retour adulte, avec un tarif réduit pour les enfants.
  • Vélos acceptés : parfait pour enchaîner avec la Vélodyssée ou découvrir les quais de Rochefort Océan.

Le bon plan du camping

Pour une expérience encore plus complète, combinez votre traversée avec le sentier des Guetteurs, un parcours artistique installé le long des rives. C’est l’un des meilleurs spots pour admirer la silhouette du pont, véritable document d’histoire suspendu au-dessus de la Charente.

Plus qu’un simple monument historique, le pont transbordeur est une machine à remonter le temps qui émerveille petits et grands. Pour organiser cette sortie pendant vos vacances, n’hésitez pas à solliciter l’équipe du camping La Cailletière : nous vous indiquerons les plus beaux itinéraires et les immanquables de la Charente-Maritime !

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